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Docteur, j’ai un RAC (rétrécissement aortique calcifié), c’est grave ?

La valve aortique sépare le ventricule gauche du cœur de l’aorte. C’est par là que passe le sang oxygéné pour alimenter nos organes. Cette valve est un tissu souple et élastique qui comporte habituellement 3 feuillets qui s’ouvrent (1) quand le ventricule gauche se contracte pour expulser le sang puis se referment (2) empêchant ainsi le retour du sang de l’aorte.



Il arrive que cette valve se rétrécisse, on parle alors de sténose ou de rétrécissement aortique (RA). Ce phénomène est le plus souvent lié au vieillissement et/ou à des dépôts calcaires sur la valve. Mais il peut également être causé par une ancienne infection de la valve (origine rhumatismale) ou être d’origine congénitale. Le rétrécissement de la valve aortique peut être associé à une fuite de cette dernière (les feuillets ne se ferment plus de manière étanche). On parle alors de maladie aortique. Le RA crée un obstacle à l’expulsion du sang dans l’aorte, le ventricule gauche doit plus se contracter pour envoyer le sang et à long terme, cela peut l’endommager.

Lorsque la surface d’ouverture des valves devient inférieure à 1 cm2, on parle alors de rétrécissement aortique serré. A partir de ce stade il ne reste plus qu’un quart de la surface d’ouverture pour faire passer le sang, l’obstruction devient critique. L’examen permettant d’évaluer la gravité de ce RA est l’échographie cardiaque qui mesure à la fois la surface d’ouverture et la force nécessaire au passage du sang (gradient de pression).

Les symptômes peuvent être les suivants :
  • Essoufflement
  • Douleur thoracique à l’effort
  • Syncope à l’effort…
Si l’échographie confirme la gravité du RA et que le patient est symptomatique : il faut remplacer la valve ! Actuellement, il existe 2 méthodes de remplacement de la valve aortique : par voie chirurgicale ou, lorsque le patient est trop fragile pour envisager une chirurgie, par voie percutanée : c’est le TAVI.

Le TAVI en quoi ça consiste ?

Le TAVI est une intervention qui consiste à glisser une prothèse à l’intérieur de la valve aortique malade. L’insertion se fait le plus souvent par l’artère fémorale (au niveau de l’aine), parfois par l’artère sous-clavière (sous la clavicule). L’ensemble de la procédure se fait sous anesthésie générale légère et dure environ 30 à 45 min. Quelques jours de surveillance et le patient peut rentrer chez lui.
Vidéo explicative de la procédure : https://www.youtube.com/watch?v=YGYmRWpmTV4

Exemples de prothèses :



Cette technique est une innovation française. C’est au CHU de Rouen que le Pr Cribier a l’idée de ce type de prothèse et pose la première en 2002. Depuis, les prothèses ont beaucoup évoluées, elles sont plus rétractables et donc on peut utiliser des cathéters plus petits pour les poser (moins de risque de saignement ou de blessure des vaisseaux), les matériaux utilisés sont également plus performants (moins de risque de fuite ou de mal apposition). D’une poignée de TAVI par an dans les années 2000, on atteint actuellement plusieurs dizaines de milliers de procédures annuelles dans le monde. Les opérateurs et les centres habilités à la pose de TAVI sont bien formés et pratiquent l’intervention couramment.
C’est pourquoi, le risque de complication actuel est faible : pose d’un pacemaker nécessaire dans environ 5% des cas, accident vasculaire cérébral (3% de risque), repositionnement nécessaire de la prothèse (5%) et décès complication très rare (environ 0.5% des cas).

Et après le TAVI ?

Après la procédure, dans la majorité des cas, les symptômes diminuent ou disparaissent et les patients ont une meilleure qualité de vie. Un traitement fluidifiant le sang est en général prescrit pour éviter la formation de caillot sur la prothèse (caillot qui pourrait migrer dans le cerveau et générer un accident vasculaire cérébral)

**Pour les particuliers : impôt sur le revenu : réduction égale à 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. La fraction des dons excédant le plafond est reportable sur les cinq années suivantes.
***Pour les entreprises : impôt sur les sociétés - BIC : réduction d'impôt égale à 60 % du montant du don, pour des dons compris dans la limite de 0,5 % du chiffre d'affaires HT. La fraction des dons excédant le plafond est reportable sur les cinq exercices suivants.

Ainsi une personne qui donne 100€ verra l’année suivante ses impôts diminués de 66€ et le don ne lui aura coûté que 34€.»

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